Bizarrement je suis de ceux qui sont persuadés que l'herbe ne peut être plus belle chez le voisin. Alors certes, pour être à même de l'affirmer encore faudrait-il que je me décide enfin à y mettre les pieds. Seulement voyez-vous, l'inconnu m'effraie. Il est bien plus simple de rester chez sois (même si pour l'instant je suis plus souvent à la rue) et puis, après tout, si le voisin veut me voir chez lui, il n'a qu'à venir me chercher, je n'ai plus la force et peut être même plus l'envie de faire le moindre effort.
Tu nies tout en bloc mais tes yeux et ce sourire te trahissent. Non, il est impossible que je me trompe à ce point, c'est moi ton Kinder, tu le dis toi même. Personne d'autre que moi. Il est évident que je ne suis pas à la hauteur de tes espérances, mais je sais pertinemment que je vaux mieux que rien, et tu le sais aussi. Tu me pousses sans cesse à avancer mais regarde toi, tu refuses de lâcher ma main. Comment est-ce qu'on fera le jour où l'un de nous décidera de partir sans l'autre, de lâcher prise ? C'est facile pour toi de me dire de ne pas trop m'y habituer, seulement c'est déjà bien trop tard. Il fallait y penser il y a plus de six mois. Tu t'excuses mais je ne t'en veux même pas. J'en veux à celles qui ont piétiné ton c½ur, et puis je m'en veux de ne pas être capable d'en recoller les morceaux. Tu t'y feras me dit-on. Mais les mois passent et vos discours restent les mêmes. Regardons les choses en face, ce n'est pas comme si on était malheureux. En plus d'être aveugle tu fais la sourde oreille. Tu es incapable de m'offrir de l'amour mais je ne te demande que de la reconnaissance.
Même ma peau est imprégnée de ton odeur...
Photo : Prise Mercredi 26 Août 2009, au Jardin Anglais, à Nuits.
Miléna.
Opération casse gueule...

